Lettre [alerte] N° 24 - 13 octobre 2008

Plan de la lettre  ; thème essentiel du numéro : la crise.
 
1 Au fil des jours, des lectures et des navigations
Halte aux faux-semblants, pensons aux vrais problèmes
Les ramasse-miettes
Morale et éthique
Tout cela remonte à loin
Parti socialiste
Dernière minute lundi 13 octobre à 18h : rustines
2 Alerte
3 Citations et réactions de vous tous
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Lettre [alerte] N° 24 - JM Bérard -   13 octobre 2008 -
jean-michel.berard chez orange.fr remplacer chez par @

Vous faites partie d'une liste limitée de destinataires, constituée de façon purement arbitraire.
Vous pouvez  sans problème demander à être rayé de la liste.
Diffusion libre et bienvenue.  Réactions et contributions très bienvenues.
 JM Bérard
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Plan de la lettre  ; thème essentiel du numéro : la crise.
 
1 Au fil des jours, des lectures et des navigations
Halte aux faux-semblants, pensons aux vrais problèmes
Les ramasse-miettes
Morale et éthique
Tout cela remonte à loin
Parti socialiste
Dernière minute lundi 13 octobre à 18h : rustines
2 Alerte
3 Citations et réactions de vous tous
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message inusité, spécial amitié sincère pour C.
l'un de vous a une jolie maison à vendre dans le 77  http://entre-soi.info/berlioz/
Si vous voulez lire et aussi transmettre.
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Promenade dans un tout petit village d'un coin perdu de campagne en région Ile-de-France.
 Affiche du restaurant : "les prix de tous nos menus ont été revus à la baisse. "
Inquiétude, je ne pensais pas que la crise était déjà si grave.
On passe de l'information virtuelle à la vie réelle.
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1 Au fil des jours, des lectures et des navigations
 
*Halte aux faux-semblants, pensons aux vrais problèmes
 
Je suis absolument écœuré par tout le battage que font les médias autour de la prétendue crise financière et économique mondiale. Le seul but est de détourner l'attention de la situation catastrophique du football français. Raymond Domenech, sélectionneur de l'équipe de France, est en péril : il sera peut-être remercié, ce sera l'effondrement de sa carrière. D'une part cela va gonfler les chiffres du chômage (Domenech rejoindra les ouvriers de Renault et d'Arcelor), d'autre part cela met en évidence la profondeur de la crise qui sépare la France, profonde elle aussi,  de ses dirigeants charismatiques et de ses joueurs emblématiques.
 
Pis encore, les joueurs de foot vont peut-être se mettre en grève contre les présidents des clubs. Ces joueurs vedettes, dont les salaires mirifiques sont aussi impossibles à concevoir que les parachutes dorés des patrons, craignent que, à la faveur d'une réforme, les dirigeants de clubs ne modifient la répartition des sommes fabuleuses générées par le spectacle. Voila le vrai problème, et nous sommes scandaleusement sous-informés. Seulement une page entière dans Le Monde du 11 octobre 2008. Merci à ce journal pour son courage. Il est vrai que plus du tiers de la page est empli par une photo. Les supporteurs ont appris à lire par la méthode globale et ont du mal avec les lettres, il faut des images. De plus, celle-ci est déjà coloriée.
 
Au fond les joueurs ont raison. Certains pensent que la crise économique actuelle est en partie due au fait que, depuis des années, la répartition capital-travail penche de plus en plus du coté du capital. Il est bon que les joueurs de foot nous en fassent prendre conscience et veillent à préserver leurs salaires mirifiques. Du pain (pas trop, c'est cher vu la spéculation sur les matières premières) et des jeux.
 
* Les ramasse-miettes
 
Alors que l'on assiste à une crise économique et financière dont nul ne connait l'issue, certains se positionnent pour ramasser les miettes, c'est toujours cela de pris.
 
La compagnie belge Fortis, en difficulté et rachetée par la BNP, a offert à ses courtiers, à Monaco, un repas à 3 000 euros par personne. Fortis a précisé qu'il s'agit d'une pratique courante et prévue de longue date. Ils ont l'air de penser que c'est une excuse.
La société d'assurances AIG, en faillite et rachetée par les contribuables des USA, a offert a ses courtiers un week end de luxe, avec chambre à 1000 euros par nuit.
D'accord, il n'y a aucune commune mesure entre les ("petites") sommes ainsi dépensées et l'ampleur des déficits, mais tout de même, un peu de pudeur...
 
M. Gaillard, chroniqueur financier, sorti de je ne sais quel placard, est interviewé sur France info et donne des conseils sur la façon d'acheter quand la bourse aura baissé encore un peu. C'est aussi ce que fait en ce moment un financier célèbre. (J'ai oublié son nom). Il investit à tout va car rien n'est cher à la bourse en ce moment.  Je me demande pourquoi je n'en fais pas autant. Les ramasse-miettes accumulent les détritus du présent festin, pour préparer leur futur festin. On efface tout, et on recommence pareil. Cela a déjà marché en 1929,  pas de raison que cela ne marche pas à nouveau.
 
L'assurance chômage (UNEDIC) vient d'annoncer que les Petites et Moyennes Entreprises pourront payer plus tard les sommes qu'elles doivent à l'UNEDIC. C'est rigolo. Ce sont les chômeurs qui prêtent de l'argent aux entreprises ! Nos dirigeants ont vraiment une imagination sans limite.
 
Le ministre de la consommation profite de la crise pour nous fourguer à nouveau le travail du dimanche, qui, bien sûr, fera décoller l'économie. Vu la hausse du pouvoir d'achat, on achètera en semaine dans les magasins de proximité et, en plus, on achètera le dimanche dans les grandes surfaces. Il devrait aussi prévoir des nocturnes. Tant de nuits perdues pour la consommation...
 
Quant-à M. Accoyer, président UMP de l'assemblée nationale, (président de l'assemblée nationale ! ...) il en profite pour relancer l'idée d'une amnistie fiscale pour absoudre ses riches amis patriotes qui ont placé leur capitaux à l'étranger et évitent ainsi les impôts français. C'est, dit-il, pour  permettre aux capitaux rapatriés de participer à l'effort national contre la crise. Bonne idée, ça, coco, profiter de la crise pour amnistier ceux qui ont contribué à créer la crise. Le pire c'est qu'il dit cela sans rire.
C'est aussi M. Accoyer qui a pris, en tant que président de l'assemblée nationale, des positions assez violentes pour soutenir les producteurs d'Organismes Génétiquement Modifiés. 
Reconnaissons-lui le mérite de la cohérence : je me sers et je sers mes amis, après nous le déluge, ce sera toujours ça de pris. Simplement, d'habitude, on dit cela avec plus de discrétion.
 
C'est étonnant. Malgré la crise économique qui devrait les inciter à plus de modestie, les ultralibéraux ont le vent en poupe et se permettent tous les cynismes.
 
* Morale et éthique
 
Les ultralibéraux ont trouvé la solution pour sauver leur système : il faut y introduire un peu de morale et d'éthique. Cela me laisse perplexe. La théorie ultralibérale du pilotage par le seul marché ne prend à aucun moment en compte le facteur humain. En 2008, la seule  "pensée" de ce système est : 15% de rendement tout de suite. Si l'entreprise ne fait pas 15%, il faut licencier ou délocaliser. Il n'y a aucun point commun entre la "théorie" ultralibérale et la morale, ce sont deux domaines distincts. C'est comme si on voulait confier à la science le soin de prouver ou d'infirmer l'existence de Dieu, ou réciproquement.
 
De toutes façons, je ne vois pas du tout un système détenteur d'un pouvoir l'abandonner volontairement. Je crains bien que les tenants du système ne préfèrent en tirer le maximum, quitte à périr avec.
 
Dans ses mémoires, W. Churchill décrit la crise de 1929 et ses suites. La description de Churchill s'applique, sans changer un seul mot, à la crise actuelle. Après 29, on avait remis les compteurs à zéro, et recommencé pareil, ou même pire, en supprimant de plus en plus les régulations qui tempéraient le système. Après (?) la crise actuelle, gageons que, au prix de quelques rafistolages, on continuera de même, jusqu'à la prochaine crise, qui, évidemment, surprendra tout le monde.
 
Dans le quartier d'affaires de La Défense à Paris, les businessmans en costume-cravate fréquentent de plus en plus la petite église installée sur le parvis au milieu des grandes tours. Ils sont désemparés,  se posent des questions sur leur vie et le sens de tout cela.
Ouh la la, je ne pensais pas que la crise était aussi grave...  (Source : Le Monde du 11 10 2008)
 
* Tout cela remonte à loin
 
Synthèse d'un article intitulé "Nouveaux regards sur la révolution néolithique", Le Monde 28 septembre 2008, Jean-Paul Demoule et Jean Guilaine
 
Synthèse : (les deux signataires sont des universitaires.) Après deux millions d'année de charognage, de chasse, de pêche et de cueillette, l'espèce humaine, il y a 14 000 ans environ, se met à pratiquer l'élevage et "invente" l'agriculture. Elle se sédentarise. Il y a 6500 ans la société commence à se hiérarchiser avec naissance d'une élite. Il y a mobilisation d'une partie du corps social pour produire des objets inutiles et de prestige (bijoux, parures). Il y a 4000 ans apparaissent les premières villes. Ce développement social a entrainé un développement de la violence entre riches et pauvres et entre communautés. Le néolithique, par la sédentarisation, a ouvert au pillage des réserves. La guerre permettait de se valoriser et le guerrier vigoureux pouvait occuper une place sociale enviable. Petit à petit s'est développée l'idéologie du guerrier.  "L'homme a dévoyé le message du néolithique en est devenu un loup pour sa propre espèce. Je n'accuse pas le néolithique, mais je pense que c'est l'homme qui a mal tourné".
 
Le libéralisme sauvage et la compétition meurtrière ont donc leur source au néolithique. Dans un roman de science fiction on enverrait la patrouille du temps corriger les choses. Mais dans la réalité, les armes de bronze  ont laissé la place aux armes de destruction massive et l'idéologie du guerrier à celle du trader. Globalement, l'idée reste la même : il faut être le meilleur, et, pour cela, écraser les autres. On croyait que l'histoire progressait par ruptures successives, mais non : il y a une permanence fondamentale, qui remonte au néolithique. Ce n'est pas rassurant pour autant.
 
* Parti socialiste
 
Je parle rarement dans cette lettre de la politique des partis. Mais comme deux d'entre vous m'ont envoyé des contributions concernant le parti socialiste, je me lance. Je sens que je vais susciter des réactions peu amènes...
 
Je crois que, dans les dernières années de la présidence Chirac et surtout depuis l'élection de Sarkozy se développait en France un phénomène de panne de la pensée. L'opinion remplaçait la raison, les sondages express des auditeurs des stations de radio tenaient lieu de débat argumenté. Les "responsables" politiques oscillaient entre "je pense ce que vous pensez" (S. Royal) et "je parviens à vous convaincre que vous pensez ce que je pense." (N. Sarkozy). La plupart des grands intellectuels dont la mission est de produire du pensé semblaient sidérés par la pensée dominante du libéralisme. La lutte des classes avait disparu du champ conceptuel, remplacée par un consensus mou sur la revalorisation de l'entreprise et l'augmentation de la crainte des nouveaux ennemis, les immigrés. La chute du mur et des dictatures soviétiques associées avait conduit à l'absence totale de limite au développement ultralibéral.
 
Il me semble  que, depuis quelques temps, crise oblige, tout cela se dégèle. La possibilité de l'effondrement d'un certain monde développe la créativité, et je jubile à la lecture des journaux, des blogs, des revues et à la prise de connaissance des activités des clubs, associations, militants ouvriers, verts, etc.
 
Malgré un passé de militant dogmatique, j'ai la sensation que ce n'est pas d'un parti central que peuvent venir en ce moment les évolutions de la pensé.
 
Le PS a en tout cas largement prouvé son incapacité à penser la situation actuelle. Le PS est un système très efficace destiné à permettre aux notables locaux de devenir maires, conseillers généraux, conseillers régionaux. Il joue bien son rôle.
Dans les débats actuels sur la structure de la société, le PS n'a, structurellement, aucune place.
 
Quelle solution ? Je n'en vois aucune. Comment imaginer que dans un même parti certains soient partisans de la constitution européenne et d'autres en soient ennemis ? Pourquoi ne pas scissionner ? Parce que l'on ne sait pas qui aurait la garde des enfants. Le PS a des militants, qui collent les affiches et militent dans les associations locales, ou président ces associations. Le PS a des locaux, et un trésor de guerre par les subventions que l'état verse aux partis et par les cotisations que les élus doivent prélever sur leurs indemnités d'élus. Comment partager tout cela ? On est obligé de faire la synthèse, aboutissant à  du mou et du peu pensé, même si, séparément, telle personnalité, tel club de réflexion, tel courant a des idées.
 
Que mille blogs, lettres, revues, associations, groupes de réflexion, groupes militants s'épanouissent !
Bon, d'accord, c'est une parodie de Mao Tse Toung et cela n'a rien donné de bon, car le dictateur attendait au coin du bois. Ne soyez pas, comme cela, constamment à contester ce que je dis...
 
* Dernière minute lundi 13 octobre 2008 à 18h : rustines
 
Par rapport aux objectifs qu'il s'était donnés, N. Sarkozy semble avoir bien réussi, tant dans son rôle de président en exercice de l'UE le 12, que en tant que président de la république le 13. Hourrah, tous les indices boursiers remontent, à la radio tout le monde est content sauf quelques éternels aigris.
J'hésite à me réjouir. L'Etat va combler les principales failles du système, (profits pour le privé, pertes pour le public) mais sans rien changer au système lui-même, et, en particulier, sans limiter le taux de profit du capital. Soulagement : les rustines ont arrêté la fuite du pneu. C'est comme en 29 : une fois le gros de la crise passé et les rustines collées, on repart comme avant, tout en sachant bien que c'est le pneu lui-même qu'il faudrait changer. Au fond, cela a marché de 1929 à 2008. Les ultralibéraux, réalistes cyniques, espèrent que l'on est reparti jusqu'en 2087. Gouverner, c'est prévoir. Ils vont retirer leurs capitaux de l'industrie du pneu pour investir dans la rustine.
 
 
 
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2 Alerte
 
Il y a trop d'alertes. Ne semons pas la panique. Pour l'instant, (pour l'instant) la nature est encore belle dans beaucoup d'endroits. Profitons-en.
 
Rappelons-nous cependant que, à la suite de calculs complexes que je ne comprends pas bien, une association a montré que les humains ont, entre le 1er janvier et le le 26 septembre 2008, dépensé la totalité des ressources que la Terre produit en un an. 26%, c'est autre chose que le déficit de 3% autorisé par l'Europe...
 
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3 Citations et réactions de vous tous
 
Larrouturou
 
L'un de vous me signale les échanges entre  Pierre Larrouturou et les lecteurs du site sur
Larrouturou est  "économiste, délégué national du PS chargé de l´Europe, partisan de la motion de Benoît Hamon."
J'aime beaucoup la façon de penser de Larrouturou, dans le magma ambiant. J'ai aussi une amitié sans limite pour celui de vous qui me signale ce site.
Mais tout de même, Larrouturou travaille à changer le PS de l'intérieur. Est-ce bien raisonnable ? 
 
Un extrait des échanges avec Larrouturou

"Question de : Internaute

Comment peut-on être économiste et partisan de la motion de B.Hamon qui critiquer à tout va les mécanismes de marché?

Réponse : Ce n´est pas les mécanismes du marché que nous critiquons. C´est l´absence de règles du jeu. Ford, le patron des automobiles Ford, était un vrai patron mais il expliquait qu´il fallait des règles du jeu pour que tous les patrons soient obligés d´augmenter régulièrement les salaires. Sinon, chacun a tendance à bloquer les salaires et la consommation s´effondre. Un corps social, comme un corps humain, a besoin de régulation. Quand vous avez 37°C, vous êtes bien. Quand vous avez 39°, vous avez mal à la tête. A 41°, vous allez à l´hôpital... Il n'y´ a que 4° de différence mais ça change tout. Quand la part des salaires dans le PIB diminue de 11% dans tous les pays occidentaux, des millions de familles souffrent au quotidien et l´ensemble de l´économie peut tomber en récession par manque de consommation. Ce n´est pas le marché que nous critiquons. C´est l´absence de règles. "

Parti socialiste et service public
 
Extrait du message adressé par l'un de vous au Parti Socialiste, merci de me l'avoir communiqué :
 
"J’ajoute que la revue socialiste proteste contre la privatisation de La Poste mais ne dénonce pas son ouverture à la concurrence dans le cadre de l’Europe en 2011. Si on veut qu’un service public universel soit en équilibre, il ne faut pas l’ouvrir à la concurrence et, en tout cas, ne donner au privé que des délégations de service public où il assurerait le bon et le difficile d’un secteur de population. On a l’exemple avec le secteur santé où les cliniques ramassent le facile et le rentable et laissent au public le difficile et les tâches d'intérêt général qui le mettent en difficulté ( à côté de sa bureaucratisation administrative dans laquelle le P.S. a eu sa part de responsabilité). "
 
Qu'est-ce que le tigre ? Cause commune
 
Bien remarquer, pour les lecteurs de mes lettres du mois d'août, que le tigre n'est pas une panthère noire.
 
Signalé aussi : cause commune
"Cause commune a pour ligne éditoriale de réfléchir l'actualité à partir des œuvres majeures de l'esprit : par la publicité faite aux idées et aux œuvres, il s'agit de participer à la consolidation d’un espace public éclairé."
 
Je n'ai pas lu ces revues et ai fait confiance à celle de vous qui les signale. 
 
Les liens entre nous
 
* Claris
http://blog.claris.org/  Important article : "La technique du contrefeu pour banaliser la circulation de données sensibles". Analyse de la stratégie du gouvernement sur les fichiers Base élève et Edvige.
* La vie des idées
* Education financière
* Prochoix, Caroline Fourest
 http://www.prochoix.org/cgi/blog/ Voir article "Le féminisme pour les nuls"
* La revue Ravages, éditée par l'association "Les amoureux des genres humains" est en vente sur commande dans les librairies. Prochain numéro à paraitre en janvier 2009. Dernier numéro paru : printemps 2008
* Ligue contre la violence routière
www.violenceroutiere.org Sans doute pour ne pas inciter à la vitesse meurtrière, ce site ne se renouvelle que très lentement. Dommage.
* Agoravox, "le média citoyen"
* Contre info
* Périphéries
* Planète sans visa, une autre façon de voir la même chose