[alerte] - JM Bérard - 12 juillet 2015
Par Jean-Michel Bérard le dimanche 12 juillet 2015, 13:41 - Lien permanent
Sommaire
Juillet août 2015
Bribes
J'ai savouré
Boris Vian
Tourisme et destruction
Enseignement de la physique-chimie
Le sujet de bac 2015
Où en sommes-nous ?
Un peu de réalisme
Digression : petite histoire de l'enseignement, juste pour le fun !
Culture générale scientifique
Le quizz scientifique de « La tête au carré »
Mes questionnaires
Culture scientifique
Informatique et libertés
À propos de [alerte]
Le nuage de [alerte]
Fonctionnement de la lettre [alerte]
Pendant ces deux mois la lettre [alerte] paraîtra de façon aléatoire.
Bribes
J'ai savouré
Enfin savourer est un mot mal adapté pour un film aussi dur, la violence économique et sociale de la vie quotidienne, les discours convenus de pôle emploi, les organisateurs de stages inutiles, la férocité enrobée des patrons... Ce film passe encore sur les écrans.. La loi du marché, avec Vincent Lindon.
Boris Vian
L'un de mes amis fêtant ses 60 ans nous a lu un poème de Boris Vian qui l'avait beaucoup marqué lorsqu'il était adolescent et a un peu constitué la toile de fond de sa vie. Étonnant, j'avais aussi été beaucoup marqué par ce poème lorsque j'étais étudiant. Les araignées d'argent au nid truffé de bulles... Bon, je ne cite pas le texte de ce poème dans cette lettre, quelques-uns autour de moi l'ont trouvé trop pessimiste... C'est vrai, on peut le lire en étant plus sensible au coté vie ou plus sensible au coté mort. Choisissons le coté vie, les araignées d'argent, tout ce qu'il y a à vivre, à savourer et à goûter, j'en dis pas plus, faut bien rester révérencieux.
https://www.youtube.com/watch?v=cfSxZOkYo4o&index=1&list=RDcfSxZOkYo4o
Bon, un Boris Vian plus rigolo, où, d'une certaine façon, la vie triomphe
Tourisme et destruction
Le Monde du 11 juillet 2015 publie le premier article d'une série de 7 avec pour titre « chefs-d’œuvre en péril » et pour sous-titre « Les hauts lieux du tourisme mondial sont victimes de leur succès. ». Ce premier article est consacré au Mont-Saint-Michel et a pour auteur Frédéric Joignot. Il rejoint si bien mes propres réflexions que je ne peux faire mieux qu'en recopier intégralement certains passages.
Tous passent enfin [l'entrée du village fortifié], s'enfonçant dans la ruelle commerçante congestionnée de monde qui gravit le rocher. La foule avance difficilement, en bermuda et lunettes noires, entre les magasins de souvenirs, les restaurants de la mère Poulard (30 euros l'omelette) et les boutiques de dentelle normande. […] Pour beaucoup, encadrés par leur voyagiste [...] la visite du Mont-Saint-Michel n'excédera pas deux heures. […] L'ancien chemin de pèlerinage s'est transformé en une escalade bruyante et piétinante. […] En 1997 l'anthropologue Marc Augé évoquait, à propos du Mont-Saint-Michel Disney Land, les châteaux de Bavière, Waterloo et les Center Parcs. […] Selon Marc Augé c'est la première contradiction du tourisme de masse : il fait tout pour faciliter l'exploration d'un haut-lieu tout en le rendant irréel à force d'en standardiser l'accès et d'en écourter la visite. Seconde contradiction, trop commercialisés les hauts lieux du tourisme mondial sont menacés, l'afflux des visiteurs finit par détruire l'intégrité et le charme des trésors visités.
C'est une question de démocratie ? On ne peut plus, disent les commerçants, réserver l'accès du monde aux nobles de la noblesse anglaise du XIXème. Sans doute. Mais on finit par aller dans des endroits qui n'existent plus. Faudrait-il, comme pour les grottes préhistoriques, construire des fac-simile ?
Bonneval sur Arc, en Tarentaise, est l'une des plus hautes (la plus haute ?) commune de France. Le village a quelques ressemblances avec le village de mes parents. J'avais été ahuri lors de mon passage, au cours d'une randonnée, dans cette commune. Des dizaines de cars de touristes stationnent sur le parking, pour une petite demi-heure. Chacun descend du car et prend en rafale des films et des photos : les maisons, les chemins, mais aussi les habitants que l'on mitraille sous le nez sans même leur demander la permission. (et bien sûr sans leur adresser la parole. On ne parle pas aux tribus inférieures.) On n'a rien vu, on n'a parlé à personne, tout est dans la carte mémoire que l'on montrera plus tard à des amis.
Enseignement de la physique-chimie
Le sujet de bac 2015
Les sujets de bac 2015 en physique chimie Terminale S ont été critiqués par des professeurs (je ne connais pas la proportion de ceux qui ont critiqué), critiques relayées par l'union des professeurs de physique chimie.
Pour que vous puissiez vous faire une idée, je place les sujets dans le nuage cloud de cette lettre
https://drive.google.com/folderview?id=0B_Wky0_FwW1tekd3aXNsOEpwVk0&usp=sharing
Simple clic sur le lien ci-dessus, puis simple clic pour ouvrir le dossier « bac phy 2015 »qui contient les deux sujets de bac 2015.
Tout comme moi, vous trouverez une partie des critiques en questionnant vos moteurs de recherche.
Je suis tout dépité ! Personnellement j'apprécie beaucoup les nouveaux objectifs d'évaluation visés par les nouveaux sujets. Il me semblait (mais bon, d'accord, je suis à la retraite) que l'on tente, plus qu'avec l'ancienne forme des sujets, d'apprendre aux élèves à réfléchir, à utiliser ce qu'ils savent dans des situations diversifiées, à savoir lire pour extraire des informations d'un texte.
Remarque de l'un de vous, plutôt d'accord avec moi et qui n'est pas en retraite : avec les nouveaux sujets « sortir du bachotage pour redonner toute sa place au raisonnement nécessite d'enseigner différemment. On n'enseigne plus pour « réussir le bac » mais pour former les esprits, des esprits scientifiques capables d'appréhender des situations, parfois inédites, avec autonomie et de prendre des initiatives (évaluer la hauteur d'un étage, la masse d'un homme, ...) et d'élaborer des stratégies... »
Bon, nous sommes semble-t-il un peu éloignés d'un consensus ! Cela dit, j'ai dans ma vie été élève de prépa, j'ai formé des instituteurs pour enseigner les sciences aux petits enfants, j'ai formé des profs de collège, j'ai enseigné en terminale. Quitte à sembler énoncer des évidences, je dois dire que, même s'il s'agit de la même physique, avec les mêmes méthodes, les mêmes connaissances, on ne l'enseigne pas de la même façon à tous ces niveaux. Le système français du lycée qui reçoit désormais une forte proportion d'une classe d'âge peut-il utiliser les mêmes méthodes que le lycée du XIXème qui recevait une très faible proportion d'une classe d'âge ? Subit-il une attraction trop forte du système grandes écoles classes préparatoires ? Peut-on sereinement poser ces questions sans être aussitôt accusé de vouloir faire baisser le niveau, de tuer la discipline... Dans la société qui se prépare, en particulier sur le plan professionnel, de plus en plus de tâches simples seront supprimées, assurées par des robots, que sais-je encore. Je crois donc (suis-je naïf ?) que si l'on met en place un lycée accueillant beaucoup d'élèves c'est que les nouvelles formes de travail et de concurrence internationale auront besoin de diplômés du supérieur, ce n'est pas par démagogie pour faire « baisser le niveau ». Bon d'accord, vous avez raison, je tombe dans tous les pièges du libéralisme ! Pour faire face aux milliers d'étudiants chinois, nous avons besoin de quelques polytechniciens solides pour devenir de grands hommes d'affaire et de quelques normaliens pour être Prix Nobel de physique ou médaille Fields en mathématiques. Ne déformez pas mes propos : oui, nous en avons aussi besoin. Mais pas seulement. La société française a en ce moment besoin en particulier de très nombreux étudiants formés, dans tous les domaines, au niveau bac+2 BTS. Elle a donc besoin de beaucoup de bacheliers. Ce n'est pas de la démagogie.
Où en sommes-nous ?
Quel est le tableau pour la physique-chimie ? A mon avis, il n'est pas très réjouissant.
N'assiste-t-on pas depuis des années à une baisse du nombre d'étudiants qui se dirigent vers des études scientifiques ? Et puis, mais d'accord c'est mon intuition et il faudrait faire des sondages précis pour le confirmer, une grande partie de la population n'a-t-elle pas un mauvais souvenir de ses études de physique ? (« J'étais nul en sciences. ») Une grande partie de la population, en particulier les grands leaders d'opinion, ne considère-t-elle pas que les sciences ne font pas partie de la culture générale ? Je me trompe ? Qu'on me montre les études qui prouvent le contraire, ou que l'on fasse des sondages valides pour me montrer que mes intuitions ne sont pas bonnes !
Un peu de réalisme
J'ai dans une des précédentes lettres [alerte] publié le texte d'un test qu'un prof de fac propose à ses étudiants qui commencent la licence de sciences. Je vous invite à relire ce test, et à vous rappeler que 40% seulement des étudiants entrant en licence savent répondre. C'est pourtant un test bien « classique », pas du tout dans la ligne des nouveaux sujets de bac. Et pourtant seulement 4 étudiants sur 10 savent répondre.
Autre exemple : je n'ai pas retrouvé les documents, peut-être me contredirez-vous si vous les retrouvez, mais je crois me souvenir que l'union des physiciens avait fait il y a au moins vingt ans une enquête montrant qu'une forte majorité d'élèves de math sup (math sup) pensaient que le stylo qu'on laisse tomber quand on est sur le tapis roulant qui avance tombe derrière.
C'était pourtant avant les nouveaux sujets.
Digression : petite histoire de l'enseignement, juste pour le fun !
Je recopie un extrait d'article de Gabriel Gohau, 2004, Petite histoire de l'enseignement des sciences.
En 1802 le Premier Consul crée les lycées, dans lesquels, dit son arrêté d’organisation pédagogique, « on enseignera essentiellement le latin (et en annexe histoire et géographie) et les mathématiques (qui englobent quelques notions de physique, chimie, histoire naturelle et minéralogie), au long d’un cursus de six années se terminant par des études de belles lettres latines et françaises et de mathématiques transcendantes ». Mais les choses sont si confuses que les historiens s’interrogèrent pour savoir si les élèves pouvaient suivre à la fois ces deux enseignements. En 1809, après la création de l’Université, on rompt avec l’égalité, et les lettres dominent. Toutefois, un professeur de physique enseigne les sciences.
Les sciences ne trouveront leur véritable place qu’en 1902. Jusque-là les ministres, hormis Fortoul, soulignaient tous que l’enseignement des sciences était donné dans une perspective purement utilitaire. Ainsi le programme du lycée de 1802 étudie les minéraux « sous le rapport de leur utilité dans les arts et dans les usages de la vie ». Or voici qu’on leur donne la même place formatrice qu’aux lettres. Louis Liard, vice-recteur de l’Académie de Paris parle des humanités scientifiques. Dans une conférence de 1904, il explique que « dans l’enseignement secondaire, les études scientifiques doivent, comme les autres, contribuer à la formation de l’homme. Elles sont donc, elles aussi, à leur façon des “humanités”, au sens large du mot, les “humanités scientifiques ” (...) Leur office propre est de travailler, avec les moyens les mieux adaptés, à la culture de tout ce qui, dans l’esprit, sert à découvrir et à comprendre la vérité positive, observation, comparaison, classification, expérience, induction, déduction, analogie ». Peu avant (1900) quatre agrégés, respectivement de lettres, philosophie, histoire-géographie, sciences physiques et naturelles, disaient plus crûment : « si nous supprimons [grec et latin] quel libre terrain s’ouvre devant nous ! Il ne s’agit pas [...] de créer un enseignement utilitaire, et propre à former uniquement des spécialistes. Il faut, au contraire, restituer, pour tous, les vraies humanités, dans toute leur essence et dans toute leur vigueur [...]. En éliminant le grec et le latin, nous laissons le champ libre à des études littéraires plus propres à élargir et fortifier l’esprit. Ce n’est pas tout : nous donnons enfin à la science - la grande conquête de notre siècle - la place à laquelle elle a droit »
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article290
(Je n'ai pas recopié la fin de l'article, qui ne manque pourtant pas d'humour !)
C'est bien connu : l'histoire ne se répète pas, elle bégaie. Allez, hissons bien haut le drapeau de la pensée de Liard en 1904 !
Culture générale scientifique
Le quizz scientifique de « La tête au carré »
« La tête au carré » est une émission de vulgarisation scientifique animée par Matthieu Vidard à 14h sur France Inter. Je ne l'écoute pas toujours, mais c'est toujours passionnant. Idée géniale : au moment où les librairies regorgent de jeux, d'énigmes, de mots fléchés pour les vacances, Vidard publie un quizz scientifique avec 350 questions. C'est un numéro hors série de Le Monde, en vente en ce moment dans les kiosques. Il existe une version junior. À ne pas oublier dans vos valises si vous partez, ou pour vos distractions si vous restez chez vous. J'ai été agréablement surpris : je l'ai acheté par devoir et ne pensais pas que cela m'intéresserait ! Il y a de nombreuses questions précises, de très belles photos et surtout des réponses fort bien fichues qui ne restent pas à la surface des choses. À vrai dire je n'essaie pas de répondre (je connais très peu de réponses) : je me précipite sur la réponse, pertinente et motivante.
Les marchands de journaux n'aiment pas trop que l'on feuillette les revues en rayon. Je vous assure, cela vaut le coup de l'acheter.
Mes questionnaires
Je vous ai proposé récemment deux tests : le test sur le mouvement de la balle, proposé par un prof de fac à ses étudiants entrant en licence. J'ai reçu 26 réponses, plus un corpus collecté par l'un de vous, que je n'ai pas encore dépouillé. Les réponses étaient très intéressantes, j'en ai rendu compte dans une lettre précédente.
J'ai aussi proposé un test plus large, balayant une large partie des domaines de la physique. Là encore, très peu de réponses : 14 seulement. Les réponses étaient tout à fait intéressantes, et j'en ai tiré quelques conclusions partielles, mais d'une portée limitée vu le faible nombre.
Pour ce deuxième test j'ai répondu individuellement à chacun. (Si je vous ai oublié dites-le moi.) Je ne pense pas publier de corrigé : j'ai tenté de recenser vos pré-représentations personnelles, j'ai répondu à chacun. Faire un corrigé reviendrait un peu à faire un nouveau manuel de physique type ne donnant pas une réponse individualisée.
Ce questionnaire est donc pour l'instant en attente. (Cela laisse un temps de réponse à ceux qui n'ont pas encore répondu.) Pour l'instant je sèche un peu et ne sais pas comment je vais poursuivre. En tout cas merci, vous étiez peu nombreux mais cela m'a passionné. C'est déjà ça :-)
L'un des points qui m'a frappé : presque tout le monde est un peu mal à l'aise pour dire si le frigo porte ouverte refroidit la pièce. Cela se rattache au difficile domaine « thermodynamique »de la physique . Lorsque j'étais élève en terminale, c'était encore l'époque de la machine à vapeur et l'on faisait de la thermo. Hélas en voulant travailler récemment le sujet du frigo pour analyser vos réponses je me suis rendu compte de l'extrême fragilité de mes propres connaissances et de mes modes de raisonnement. C'est un peu ennuyeux. L'enseignement au lycée ne doit pas forcément être utilitaire, mais il y a tout de même en ce moment des débats citoyens sur le réchauffement climatique. Et je me suis rendu compte que je sais très mal analyser la théorie d'une pompe à chaleur, d'une centrale thermique, d'un frigo, d'un climatiseur. Ennuyeux pour les débats citoyens.
On en revient donc à la question : comment définir le périmètre d'une culture scientifique ?
Culture scientifique
Dans son livre Vidard pose des questions sur de nombreux faits et ouvre notre esprit dans les réponses. Dans mon questionnaire je suis plutôt parti de grands domaines de connaissance en les illustrant par une question.
Il faudrait de nombreuses personnes et de grandes réflexions pour tenter de définir le périmètre de ce que l'on pourrait appeler culture scientifique. Je suppose aussi que cela a déjà été tenté de multiples fois. Cela vaudrait le coup, me semble-t-il, d'avancer. Pour l'instant, je ne sais pas trop comment.
Informatique et libertés
Un communiqué de l'association Creis_terminal Cecil le 07 07 2015
« Le CECIL propose 3 nouvelles FICHES PRATIQUES destinées à aider l'internaute -non spécialiste- à réduire les risques liés à la surveillance :
* Une
consacrée aux dangers du «Cloud computing» et aux services
bureautiques alternatifs en ligne :
http://www.lececil.org/node/7694
* Une consacrée à la réappropriation des courriels par le biais d'hébergeurs respectueux ou d'autohébergement :
http://www.lececil.org/node/7695
* Enfin, une consacrée aux réseaux sociaux alternatifs à privilégier pour sortir de l'hégémonie des acteurs commerciaux majoritaires :
http://www.lececil.org/node/7696
Les
9 fiches pratiques sont rassemblées dans une BROCHURE
téléchargeable à la fin de la fiche d'introduction :
http://www.lececil.org/node/7687
Nous attendons vos remarques : contact@lececil.org
Daniel
NAULLEAU
Sylvain STEER »
À propos de [alerte]
Diffusion libre à condition de citer la source, [alerte] JM Bérard, et impérativement la date.
Le nuage de [alerte]
J’ai placé dans le nuage de [alerte] des textes et documents divers, avec le seul critère qu’ils me semblent intéressants et méritent d’être portés à votre connaissance. Cliquez, naviguez. Pour accéder au nuage cliquer sur :
id=0B_Wky0_FwW1tekd3aXNsOEpwVk0&usp=sharing
Fonctionnement de la lettre [alerte]
Inscription sur la liste de diff sur simple demande. On peut aussi se désinscrire. Les adresses des destinataires n’apparaissent pas lors de l’envoi.
jean-michel.berard x orange.fr
Ce qui est écrit dans cette lettre n’engage strictement que moi, sauf bien sûr s’il s’agit de la citation d’un appel ou d’un communiqué.
Les remarques et réactions que vous m’envoyez concernant ce que j’écris me sont précieuses, indispensables, car elles font rebondir la réflexion.
Lorsque je publie l’une de vos réactions, je ne mentionne pas votre nom. La liste de diffusion comporte 200 abonnés, qui plus est la lettre est disponible sur internet, et je pense que vous ne tenez pas forcément à ce que votre qualité de lecteur de [alerte] soit diffusée ainsi.
Les messages que vous m’envoyez, s’ils concernent la lettre [alerte], peuvent être diffusés dans la lettre, (un peu comme le courrier des lecteurs qui écrivent à un journal), mais sans que votre nom soit cité. Si en m’envoyant une réaction sur la lettre vous ne souhaitez pas du tout qu’elle soit publiée, merci de me le signaler.
Outre l’envoi par courrier électronique sur simple demande, les lettres [alerte] sont consultables sur
Fin
de la lettre du 12 juillet 2015